lundi 15 octobre 2018

Le garde-forestier

J'ai un nom de famille super rare (je pense que nous sommes 10 max à le porter). Alors quand par hasard, je tombe sur un document qui mentionne un Appollodorus (mon arrière-grand-père en l’occurrence), ça me réjouit.


dimanche 14 octobre 2018

Cartographie du sentiment indigène

C'est le (joli) titre d'un article de François-Jean Goudeau consacré à "Florida" de Jean Dytar (surtout) et aux "Chroniques du Léopard" (un peu) dans la revue 303.


samedi 13 octobre 2018

Vu en librairie

à la librairie Flagey, Bruxelles, Belgique

via Fabienne P.

Fin de sortie

Aurélie ne sait pas

Nous sommes le 13 octobre, ça fait plus d'un mois que le bouquin est en librairie, je pense que la sortie des Chroniques du Léopard est terminée, plus de facing dans les librairies, plus d'articles dans les journaux, et sans doute plus beaucoup d'avis sur internet.
Une ultime sélection des derniers jours :

D'abord, sur un forum (que je ne connaissais pas), un dénommé Gagadinorux (je suppute le pseudo) écrit un truc très bien :

"A la mort de son père, militaire créole, en Tunisie, Lucien intègre le lycée Leconte-de-Lisle de Saint-Denis à la Réunion. Après une arrivée difficile, il se fera une place, devenant le meilleur ami de Charles qui sera le narrateur de cette histoire.

La Réunion n'est pas encore un département français (elle le deviendra en 1946), le gouverneur Aubert est un pétiniste convaincu tout comme le surgé adjoint et bien d'autres encore. La vie sur l'île est alors partagée entre partisans du régime de Vichy et résistance où se côtoient professeurs, communistes et gaullistes (le Prince Vinh San, Léon de Lépervanche…) attendant l'arrivée des anglais, ou encore mieux des forces françaises libres. La jeunesse suit aussi cette voie entre scouts zélés et rebelles dessinant clandestinement des croix de Lorraine la nuit tombée.

Se mêlent à la fiction des personnages historiques (les frères Vergès, Raymond Barre, Abd el-krim…) et une documentation fournie sur la vie de l'île, ses villes, sa campagne, sa population, n'épargnant personne et détaillant des aspects peu souvent mis en avant sur l'histoire de la Réunion pendant la seconde guerre mondiale.

Un regard à la fois tendre porté sur cette île, mais aussi sans complaisance sur la colonisation, les inégalités, le racisme et la discrimination.
Nos héros sont férus de poésie (Rimbaud, Cendrars…), de liberté et d'amour, et on les voit tout à la fois héroïques et lâches, révoltés et insouciants.
Ils partagent leur temps entre "Le nouveau parnasse bourbonnais" (pour un temps), les réunions clandestines de la résistance, le "Grr" (Groupe de Résistance Réunionnais), le dessin et la BD, la littérature (Jules Hermann, Alain-Fournier, Henry de Monfreid…), les révisions du bac et les sorties entre copains (et copines).
Rimbaud, Tintin et Tarzan (et Popeye), voilà l'essence même de la vie pour Lucien!

Le titre évoque le dénouement de l'histoire avec la libération de l'île par le contre-torpilleur Léopard des forces françaises libres. Le livre se termine par un petit historique sur le devenir des protagonistes (réels et imaginaires), et un glossaire des termes créoles utilisés.

Au fil des aventures de nos héros, les auteurs retracent l'histoire des années 40, naviguant entre critique sociale (famine, aristocratie, religion et exclusion), rencontres de personnages attachants (dans toutes les classes de la société Réunionnaise), et aventures romanesques d'adolescents, rêveurs mais engagés pour un monde libre.

A noter que les auteurs, Appollo et Téhem ont tous les deux été élèves de ce lycée, donnant certainement à cette histoire une résonance très personnelle, singulière et affective."

Anne et Vincent ne savent pas.
Et puis une émission de radio en Belgique sur RCF  (via Facebook), un article très chouette du Courrier Picard, un autre très élogieux de France Info (qui en fait la bd de la semaine), un article du blog d'Antigone, un autre encore, un article dans Le Matin, journal suisse, sur Planète BD aussi, une chronique sur RTL (à 16:41), enfin sur BDgest.

vendredi 28 septembre 2018

Lecteur-romancier-aventurier



 Cette fois, c'est l'incroyable Guillaume Jan (dont je recommande tous les livres) qui m'envoie ce très gentil mot :

Oté ! Je viens de terminer ce matin les Chroniques du Léopard (lues en moins de 24h, et pourtant j'ai un papier à rendre "le 15 septembre"). Bravo ! C'est très réussi. Excellente narration (j'aime beaucoup les pauses, le côté pas forcément linéaire, les références à Tintin, le chapitrage), dessin très attachant - sans chichi, précis mais pas précieux. Tes deux héros aussi sont attachants (tiens, c'est bizarre, ils me font penser à ceux d'Une vie sans Barjot), à fond dans l'esprit Grand Meaulne (c'était même pas la peine d'appuyer la référence avec le livre). Vous arrivez à dire plein de choses à travers eux sans que ça fasse roman (ou BD) à thèse. En refermant le livre, on a envie d'en savoir plus sur l'histoire de la Réunion. Et puis toujours cet humour, en texte ou en dessin, parfois très discret, parfois à gros trait - qu'est ce que c'est bon de voir Barre en Alceste du Petit Nicolas. J'ai particulièrement aimé les passages des lettres de Lucien à Charles. Vous aurez de la matière pour faire une suite ? Vous y pensez ? En tout cas, ça fonctionne à merveille, le couple Rimbaud + Hergé n'aurait pas fait mieux. Et bien vus, les clins d'oeil au Congo ; )

dimanche 16 septembre 2018

Spécial itw


D'abord, il y avait eu ces deux interviews ici et , puis Marie a fait une chouette chronique (son blog littéraire que je vous recommande chaudement).

Erreur historique

Bon sang, il y a une terrible erreur historique dans ma bd ! Ce sont Hobopok puis Gilles Gauvin qui me l'ont signalée.
A la page 84, voilà ce que dit Lucien à propos du gros Raymond :






Ce qui est rigolo (un peu) mais historiquement impossible : pas de premier ministre en France avant la Vème République. Je présente donc mes excuses aux lecteurs attentifs et au Conseil Constitutionnel.