lundi 12 novembre 2018
Cri du Margouillat 32 en approche
Le Cri du Margouillat, 32ème du nom, est arrivé dans une ville de l'hémisphère nord, et ne devrait pas tarder à rejoindre son habitat naturel. Notre mannequin Hobopok from Paname a fait un shooting.
Chroniques du Léopard maghrébin
Quelques derniers articles :
- Bo-Doï avec un chouette article signé de Maël Rannou
- Un hommage à Albert Ramassamy sur clicanoo (signé David Chassagne)
- Un article sur Biotope sur Planète BD
- Et un article qui nous vient de Suisse et qui m'amuse sur Daily Passions (avec quelques confusions sur les identités compliquées)
samedi 10 novembre 2018
Onze novembre deux mille dix-huit
Alors voilà : Francisque, né en 1881, était charpentier à Villeurbanne. Il est recruté en 1914 au bureau central de Lyon, son frère aussi. Lui meurt dans la Somme le 26 septembre 1915, son frère en 1914.
Morts pour la France, c'est écrit sur les papiers.
Sa femme meurt à son tour quelques temps après. Ils avaient deux filles, l'une est placée en Espagne, l'autre, Charlotte, est pupille de la Nation (elle avait 6 ans à la mort de ses parents). Elle se marie en 1935 avec Albert, mécanicien ajusteur, qui a également fait la guerre (comme tout le monde) : gazé, blessé, décoré de la croix de guerre et condamné par la justice pour une raison que j'ignore. Il a un nom bizarre.
C'était mes grands-parents, je ne les ai pas beaucoup connus.
mardi 16 octobre 2018
Généalogiste
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| "Apollodorus of Damascus" n'est pas mon ancêtre |
C'est faux, je préfère vous le dire.
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| Ce forban n'est pas mon ancêtre |
Avec un nom comme le mien, me disais-je, on allait voir ce qu'on allait voir quand je me mettrais à faire mon propre arbre généalogique.
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| L'amiral de Coligny n'est pas mon ancêtre |
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| Ce chef camisard n'est toujours pas mon ancêtre |
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| Ce paysan pourrait être mon ancêtre |
Coup de bol et coup de blues, pour être exact, j'ai rempli consciencieusement mon arbre, des dizaines et des dizaines de noms, en remontant jusqu'au XVIème siècle : des dizaines et des dizaines de paysans, et surtout des dizaines et des dizaines de mecs qui viennent tous, je dis bien absolument tous, du même coin, c'est à dire de villages dans un rayon de moins de 10 kms autour de Puyméras dans le Vaucluse. Quel ennui ! Pas un seul de mes ancêtres avec un destin un peu étonnant, avec un métier original, avec la curiosité d'aller dans une grande ville. Tous, sans exception, pendant 400 ans ont habités dans la même région : le métier le plus drôle que j'ai retrouvé est "tailleur d'habits", et le village le plus loin que j'ai identifié se trouve à 50 kms au nord de Puyméras. Dans cette litanie mortifère de paysans du Vaucluse ou de la Drôme, mes seules consolations auront été de découvrir une "Esprite Bordel" (un peu de fantaisie dans une suite de noms sans intérêt) et, ô miracle, un Italien (un seul !) venu s'installer dans le coin. Que faisaient mes ancêtre en 1665 quand ceux de ma femme traversaient les océans, affrontaient les pirates et les naturels de Madagascar, s'installaient dans une île déserte ? Ils faisaient 3 kms pour se marier à une autre paysanne du coin. Que faisaient mes ancêtres pendant que Voltaire écrivait "Candide" en 1759 ? Ils faisaient 2 kms pour s'installer dans le village voisin. Que faisaient-ils quand la Révolution balayait la France puis l'Europe ? Rien, ils ne faisaient rien, ils restaient dans leur trou perdu, à portée de voix de leurs parents et des parents de leur épouse. Pendant 4 siècles, ils n'ont rien fait, gueux parmi les gueux, misérables paysans du sud, sans promotion sociale, sans aventures, sans même la curiosité d'aller dans une ville, de s'engager dans la marine, de fuir leur bled écrasé de soleil. Un jour au XIXème siècle, il y en a eu un qui s'est appelé Appollodorus - pourquoi ? d'où vient ce nom ? on n'en sait rien - et c'est le seul événement original dans cette lignée uniforme. Depuis 1585, il n'y avait rien eu d'autre de marquant : pas de personnalité au destin incroyable, pas de soldat, pas de bâtard de noble, pas de criminel notoire, des paysans et des paysans incroyablement attachés à leur terre, au point qu'aucun d'eux n'ait jamais quitté un territoire de 30 km2. Et en 1963, après 4 siècles passés entre le nord du Vaucluse et le sud de la Drôme, il y en a un qui s'est tiré, qui a quitté par un effort de volonté pour le coup complètement inédit et son milieu social misérable et son coin perdu de France, pour ne jamais y revenir et pour dévorer le vaste monde (Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Océan Indien, Pacifique), comme s'il fallait compenser 400 ans d'immobilisme. C'est mon père.
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| Voilà donc à quoi ressemblaient l'intégralité de mes ancêtres |
lundi 15 octobre 2018
Le garde-forestier
J'ai un nom de famille super rare (je pense que nous sommes 10 max à le porter). Alors quand par hasard, je tombe sur un document qui mentionne un Appollodorus (mon arrière-grand-père en l’occurrence), ça me réjouit.
dimanche 14 octobre 2018
Cartographie du sentiment indigène
C'est le (joli) titre d'un article de François-Jean Goudeau consacré à "Florida" de Jean Dytar (surtout) et aux "Chroniques du Léopard" (un peu) dans la revue 303.
samedi 13 octobre 2018
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